DayLio

Un petit blog sur mes loisirs, mes passions, mes balades, mes voyages, mes rencontres, mes coups de coeur... bref, sur tout ce qui occupe mon temps libre !

30 août 2009

Photo à Arles : 40 ans de rencontres

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CIMG1597Les Rencontres de la photographie à Arles se déroulent cette année du 7 juillet au 13 septembre. Mais sur les 66 expositions présentées, 13 se sont terminées ce 30 août au soir, dont :

1/ l'exposition du Capitole regroupant notamment les photos de Jean-Christian Bourcart et Denis Darzacq (voir un de mes articles précédents en cliquant ici),

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2/ l'exposition à l'Eglise des frères prêcheurs consacrée à Nan Goldin avec sa collection particulière de photographies et un diaporama en tryptique sonore intitulé "Soeurs, Saintes et Sybilles" qui revient sur la tragédie qui toucha la soeur aînée de Nan Goldin.

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Le Parc des anciens ateliers de la SNCF présente toujours, quant à lui, de très intéressantes expositions dont le fameux diaporama en musique "The Ballad of sexual Dependency" de Nan Goldin qui retrace son oeuvre et qui a déjà été présenté dans de nombreux pays.

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Mais aussi :

1/ une exposition sur des artistes invités par Nan Goldin dont on peut retenir les photos de : David Armstrong (nus masculins), Christine Fenzl (football de rue), Lisa Ross (drapeaux en Mongolie),

2/ de très belles photos de Brian Griffin avec sa série "Peuple de l'eau" et la galerie de portraits des travailleurs ayant participés au Tunnel sous la Manche,

3/ une exposition des photographes du Prix Découverte, avec notammant : Yang Yongliang (paysages fantômes de Shanghai), Sean Lee (Shauna à Singapour), Moira Ricci (montages photos avec sa mère disparue), Véronique Ellena (natures mortes), Olivier Metzger (travelings noctambules),

4/ enfin, les photos d'Attila Durak qui nous fait voyager chez les peuples de Turquie et d'Anatolie avec son exposition "Ebru" ; et celles de Giorgia Fiorio avec "Le Don" sur l'approche des rituels du Monde.

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27 novembre 2008

Taste of Lomo Action Sampler Flash

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07 octobre 2008

Pieter Hugo

Pieter Hugo, né en 1976 à Johannesburg, est un photographe sud-africain dont une grande partie du travail consiste à mettre en avant les minorités et les particularités du continent noir.

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Loin du sensationnel, il nous dresse un portrait contemporain des sociétés africaines.

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"The Hyena and Other Men" est le portrait d'un groupe d'artistes itinérants vivant au Nigéria. Longtemps, on a attribué, à tort, à ces dresseurs de hyènes, singes et serpents, une réputation de bandits de grand chemin et braqueurs de banques. En réalité, ces hommes vivent de la démonstration de leurs bêtes dans les différents villages du Nigéria qu'ils parcourent tout au long de l'année, à l'image des montreurs d'ours du Moyen-âge en occident, tout en vendant des médicaments traditionnels.

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Il en résulte une série de portraits bruts et un mélange de complicité et d'affrontements, dans des environnements urbains déserts. Prises entre deux spectacles de rue, les photographies dégagent une sérénité qui bouleverse la tension physique des animaux et de leurs dresseurs. La complexité de la relation entre l'animal et son maître, nuancée par les luttes de pouvoir, de possession et d'affection, est palpable.

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En 2006, il remporte le premier prix du World Press dans la catégorie «Portrait» pour cette série des hyènes. Cette année, il remporte le prix Découverte 2008 des Rencontres d'Arles pilotées par Christian Lacroix.

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On le connait également pour ses séries "Portraits" ; "Messina" ; "Collecteurs de miel sauvage" dans une coopérative d'ouvriers forestiers au Ghana ; "Looking aside" sur les noirs albinos ; ou encore "Rwanda 2004".

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Il expose actuellement au FOAM Fotografiemuseum d'Amsterdam du 5 septembre au 2 novembre 2008

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29 mai 2008

Spencer Tunick (3)

Je vous ai déjà évoqué le travail du photographe américain Spencer Tunick dans mes 2 articles précédents :

Le 11 mai dernier, il a réuni 1840 personnes dans le Ernst Happel Stadion de Vienne, qui accueillera la finale de l'Euro 2008 de football le 29 juin prochain, afin qu'elles posent nues. Cet événement organisé par la Kunsthalle de Vienne accueillera l'exposition de toutes ces photos à partir du 23 juin prochain. Voici quelques-uns des clichés :

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Ses prochaines installations sont prévues en Irlande, à Cork (Cork Midsummer Festival) le 17 juin 2008, et à Dublin (Dublin Docklands) le 21 juin 2008. Vous pouvez vous y inscrire en cliquant ici.

D'autres photos de ses précédentes installations sont visibles sur son site internet (cliquer ici). Et notamment :

Mexico City - Place Zocalo - mai 2007 : 18.000 personnes :
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NewCastle Gate en 2005 :
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18 avril 2008

Denis Darzacq

denisdarzacqDenis Darzacq est un autre de ces photographes dont j'apprécie particulièrement leSans_titre2 travail. Français, né à Paris en 1961, diplômé de l'ENSAD en 1985 (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs), il est membre de l'Agence "Vu".

Après avoir photographié, dès 1994, le monde nocturne et flou des discothèques et des nuits branchées, Denis Darzacq s’est échappé des bas-fonds pour saisir et découper en plein jour des scènes de la banalité quotidienne se déroulant dans une rue, sur une place publique ou à la sortie d’un lycée (Série "Only Heaven").

Ses "Nus", en 2003, poursuivent ce questionnement en adoptant une forme nouvelle. Il ne s’agit plus de saisir des fragments de scènes réelles, mais d’inventer, de construire, de dramatiser des scènes imaginaires. Et de surprendre ainsi quels échos ou contradictions, quelles résonances ou discordances peuvent surgir du rapport entre un(e) anonyme nu(e) et un environnement d’une trivialité tristounette et universelle (J.E. Denave, Critique et journaliste).

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Toujours en 2003, la Série "Home sweet Home" met en scène des objets de la vie quotidienne, dans des postures improbables, où prime l'équilibre instable.

De 2004 à 2006, Denis Darzacq a concentré son travail personnel sur la banlieue, d'abord en réaction contre l'imagerie dominante et caricaturale de la «racaille», puis en développant, à partir de ses rencontres, une réflexion sur le corps dans la ville. Il a commencé à Bobigny, alternant portraits, scènes de groupe, entrées d'immeubles dévastées, mais aussi la présence, souvent étrange, de la nature dans la ville (Série "Bobigny centre ville").

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A partir de 2006, développe la série "La Chute" qui met en scène les corps en apesanteur de danseurs de Breakdance, de Capoeira et de danse contemporaine. Très pures, évitant aussi bien la pose habituelle du genre que la description, ces photographies qui mettent en valeur la performance physique dans sa perfection, mais aussi dans ses déséquilibres, mêlent une incroyable énergie au sentiment de la possible perdition. De fait, ces corps en apesanteur, qui ne sont jamais accompagnés d'ombre portée, deviennent des révélateurs de l'espace urbain. Cette série lui a valu le 1er prix "stories" du World Press Photo 2007, catégorie "Art et Entertainment".

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Il enchaîne en 2007 avec la Série "Hyper" qui met en scène des corps en suspension dans des rayons d'Hypermarchés.

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Il expose actuellement "La Chute" et "Bobigny centre ville" du 21 février au 19 avril 2008 au Centre atlantique de la Photographie de Brest.

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07 janvier 2008

Spencer Tunick (2)

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Vous vous souvenez de mon article du 23 juillet 2007 sur le photographe Spencer Tunick ? Mais si, il met en scène des compositions humaines avec des volontaires hommes et femmes posant nus dans divers paysages et décors urbains... (pour voir l'article du 23 juillet 2007, cliquez ici).

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Je vous annoncais alors qu'il allait réaliser une série de clichés sur le glacier d'Aletsch en Suisse à la demande de Greenpeace en Août 2007.

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Eh bien voilà quelques-unes de ces photos, et une vidéo :

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03 octobre 2007

Lee Miller

Miller_01Elizabeth "Lee" Miller est une photographe américaine (1907-1977) qui est qualifiée de la plus fantastique photographe du 20è siècle. J'apprécie beaucoup son travail, influencé par les surréalistes qu'elle a cotoyés tout au long de sa vie.

Après des débuts comme mannequin chez Vogue en 1925, il fautMiller_00 évoquer, dès 1929, l'époque parisienne de cette "lionne", ses débuts dans la photographie, sa liaison avec Man Ray jusqu'en 1932, ses succès mondains pendant les années folles, le goût qu'elle avait eu pour le rire et la danse, sa vivacité d'esprit, l'estime et l'amitié que lui témoignaient les plus grands artistes de sa génération, d'Eluard à Picasso, de Max Ernst à Marcel Duchamp. Elle inspira à Magritte son tableau du Baiser, et travailla avec Cocteau qui en fit la statue de son film le Sang des poètes.

Miller_01___Man_Ray_et_Penrose_46En 1932, elle revient à NewYork et y monte son studio qui deviendra vite célèbre. Deux ans plus tard, elle épouse un riche homme d'affaires égyptien et s'installe avec lui au caire. Elle réalisera alors de remarquables images dans le désert ou sur les sites archéologiques.

Lors d'un voyage à Paris en 1937, elle fait la connaissance de Roland Penrose, écrivain et poète surréaliste anglais qu'elle épousera 10 ans plus tard en seconde noce. Elle photographie sans relâche le Picasso d'après Guernica, pose pour lui, qui peint d'elle quelques étonnants portraits.

En 1944, elle est la seule femme à obtenir uneMiller_02 accréditation de correspondante de guerre auprès de l'armée américaine. Fémisniste en diable, elle braque son objectif sur les femmes prenant part aux activités militaires. Elle suit l'avancée des Alliés, couvre le siège de St-Malo, photographie l'hécatombe des GI's blessés sur les lignes arrières d'Omaha Beach, ainsi que la libération de Paris en août 1944.

Miller_03___US_Soldier_Alsace_45Elle photographie Cocteau, Colette, délivre un message d'espoir en montrant que ses amis artistes n'ont cessé de créer. Son hallucinante traversée de l'Europe en ruines la conduit jusqu'aux appartements privés du Führer à Munich, à son nid d'aigles en flammes, et à la rencontre historique entre Russes et Américains à Torgau. Elle ne se remettra jamais d'avoir fait face à l'horreur des camps de Buchenwald et de Dachau, dont elle couvre la libération.

Epuisée par la guerre, déçue par Vogue, elle oublie ses négatifs et ne seMiller_06 consacre à la photographie que pour brosser le portrait des amis qui, nombreux, viennent la visiter dans sa ferme du Sussex, où elle se découvre une passion pour la cuisine.

Si je vous parle d'elle, c'est parce que le "Victoria & Albert Museum" de Londres lui consacre, actuellement, une grande rétrospective, du 15 septembre 2007 au 6 janvier 2008, intitulée "The Art of Lee Miller".

Décidément, cet automne, Londres est vraiment la ville culturelle où il faut se rendre, pour y voir également le spectacle mythique "The Phantom of the Opera" au "Her Majesty's Theatre", ainsi que l'exposition "The First Emperor : China's Terracotta Army" au "British Museum" du 13 septembre 2007 au 6 avril 2008.

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24 septembre 2007

Nan Goldin

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Une artiste photographe à laquelle je m'intéresse également beaucoup est Nan Goldin. Née en 1953 à Washington, son oeuvre est inséparable de sa vie tourmentée. Traumatisée par le suicide de sa soeur, elle tente à son tour d'échapper aux conformismes, expérimente tous les opiums, et se lance à corps perdu dans la photographie.

00En 1972 elle entre à l'école des beaux-arts de Boston où elle croise le photographe David Armstrong qui devient alors Drag Queen. Nan se met à cotoyer cet univers marginal qu'elle photographiera des années durant. Jusqu'en 1978, c'est surtout au noir et blanc qu'elle s'intéresse. Puis elle déménage à New-York et passe à la couleur saturée en lumière artificielle.

Gotcho_et_Gilles_93Pendant les années 80 et 90, elle se tourne alors vers des thèmes qui lui sont chers, tels que la fête, la drogue, la violence, le sexe et l'angoisse, sans tabous, allant même jusqu'à se photographier après avoir été battue par son petit ami de l'époque. Puis elle est confrontée au sida qui décime ses amis proches et ses modèles qu'elle considérait comme sa propre famille, allant les photographier de leur pleine santé à leur cercueil. La majorité de ses clichés forme une oeuvre monumentale qui s'étire dans la durée et qu'elle appelle "The Ballad of Sexual Dependancy".

Des amis, elle va en avoir en nombre, mais souvent trop fragiles, ils ne sauront lui éviter des périodes de déchéance, et tombe elle-même dans la drogue. En 2002, elle décide de se soigner pour échapper au double piège de la toxicomanie et de la dépression.

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En étalant publiquement son vécu le plus intime et le plus éprouvant, Nan parvient à mieux se comprendre, à s'accepter, à montrer son altérité tout en s'identifiant dans la société. Devant ses clichés, essentiellement des portraits, je suis toujours comme pétrifié devant des instantanés de vie où se mèlent détresse, solitude et sincérité. Utilisant souvent des cadrages vertigineux, et des éclairages crus, les détails nous sautent alors à la figure comme pour nous y engloutir. L'appareil photo semble disparaitre, le photographe n'est plus, ce qui a pour but de nous rendre voyeur d'une intimité qui nous est alors imposée. C'est alors une vraie épreuve que de simplement regarder...

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Elle vit à présent entre Londres et Paris, et se consacre récemment à des univers moins destructeurs et plus tendres que ses travaux des années 80-90.

Elle exposa au Centre G.Pompidou du 11 octobre au 10 décembre 2001 avec une installation de 400 photographies intitulée "Le Feu Follet".Sans_titre

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23 août 2007

Leni Riefenstahl

Riefenstahl1Elle fait partie de ces photographes que j'apprécie tout particulièrement. Née à Berlin en août 1902, elle nous a quitté en septembre 2003, à l'âge modique de 101 ans !

En plus de la photographie, cette grande dame fut également danseuse, actrice et réalisatrice. Malgré une oeuvre remarquée entre 1932 et 1936, elle fut rejetée après 1945 par la plupart des cinéastes pour s'être associée aux menées du régime national-socialiste.

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En 1918, elle prend des cours de peinture et de dessin à Berlin, et prend également des cours de danse classique et moderne. En 1923, elle danse son premier solo à Munich et est engagée comme danseuse soliste pour le Deutsches Theater de Berlin. En 1926, elle décroche son premier rôle au cinéma dans le film "La montagne sacrée". Ayant acquis, après plusieurs années, les bases de la réalisation, du cadrage et du montage, elle se lance elle-même dans cette voie, en fondant sa propre agence de réalisation en 1931. Son premier film sort en 1932 : "La lumière bleue" qui reçut le Lion d'argent à la Mostra de Venise.

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Elle rencontre Hitler en mai 1932 et noue avec lui des relations de respect mutuel. Il lui demande de filmer le congrès du parti national-socialiste à Nuremberg en 1934, ce qui donnera un film documentaire réalisé avec un talent artistique dit-on "jusqu'alors inexploré". Plus tard, elle réalise  "Le triomphe de la volonté", un film de propagande qui reste comme l'un des plus célèbres et des plus efficaces, et qui remportera le Lion d'or au festival de Venise, ainsi que le Grand prix international lors de l'exposition universelle de Paris en 1937.

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En 1936, elle réalise "Les jeux olympiques de Berlin", et "Les dieux du stade" dans lequel elle parvient à exalter la virilité et la force martiale, notamment à travers la beauté du corps masculin athlétique. Ce film est considéré comme l'un des meilleurs films documentaires de l'histoire du cinéma. En 1939, Leni reçut une médaille d'or de la part du Comité International Olympique pour ce film.

200627_170737_2_024Après la seconde guerre mondiale, en butte à la haine de ses collègues, notamment à Hollywood, elle est placée sous la protection et la curatelle des autorités françaises d'occupation de l'Allemagne, et bénéficie de la sympathie de Jean Cocteau pendant 7 ans.

Après 1954, confrontée à des critiques incessantes visant tous ses projets de film, elle se tourne alors vers la photographie, réalisant notamment plusieurs reportages photographiques sur les Nubas du Soudan, dont elle apprend la langue.

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En 1972, elle obtient une accréditation officielle pour couvrir les Jeux Olympiques de Munich en tant que photographe. En 1974, elle passe son brevet de plongée sous-marine pour réaliser un film sur l'univers sous-marin, et publie un livre de photographies intitulé "Jardins de coraux".14035_6

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Elle publie ses mémoires en 1987 dans lequel elle dément toute complicité avec le régime national-socialiste et affirme ne s'être jamais attachée qu'à l'aspect artistique de son travail.

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0078CL_16228084En 1992, Ray Müller réalise un film biographique sur Leni Riefenstahl qui fera sensation au Musée d'Art Moderne de New-York. En 1997, une grande rétrospective de son oeuvre a lieu à Milan puis à Rome.

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Après avoir survécu à un accident d'hélicoptère en 2000, elle s'éteint en 2003 près de Munich. Un film retraçant sa vie, dont le tournage devrait débuter fin 2008, sera réalisé par Rupert Walters, dans lequel elle y sera interprétée par Jodie Foster.

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23 juillet 2007

Spencer Tunick (1)

L'une de mes passions est la photographie.

Mon approche est avant tout celle de l'artiste, dans le sens où la photo peut être considérée comme une oeuvre à part entière ; comme un agencement particulier de formes et de couleurs qui définit, via le cadrage, un objet esthétique dont le but est de générer une émotion, une réflexion.

291742_imageL'un des photographes que j'apprécie pour son travail est Spencer Tunick. Un New-Yorkais de 40 ans connu depuis 1992 pour ses "compositions humaines", constituées par des centaines de volontaires, hommes et femmes, posant nus, dans des paysages naturels ou des décors urbains.

Régulièrement, il organise des rendez-vous, avec des volontaires non rémunérés, uniquement récompensés par la remise de la photographie sur laquelle ils ont posé, dédicacée par l'artiste.

Le sujet est d'actualité puisque le week-end du 18-19 août prochain, 50 à 100 personnes poseront nues sur le glacier d'Aletsch en Suisse, à la demande de Greenpeace pour attirer l'attention sur le réchauffement climatique (cf. les photos sur le glacier dans mon article du 7 janvier 2008).

>>> Voir aussi article du 29 mai 2008 sur l'Euro de Vienne (cliquer ici).

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